Trouver de l’or

Ou trouver de l’or en France ?

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LA BRETAGNE


Dans cette région, l’or est présent dans la plupart des cours d’eau souvent accompagné de la cassitérite, de la wolframite et parfois du cinabre.

Dans le département du Finistère, les ruisseaux aurifères sont l’Odet dans la région de Coray, les ruisseaux de la région de Locronan et Quemeneven enfin l’Aulne au nord de Châteaulin.

Dans le département des Côtes du Nord le bassin hydrographique du Blavet, dans un secteur délimité par les villes de Pontivy, Loudéac et Mur de Bretagne, est sans doute l’une des régions les plus intéressantes de France, des petites de 5 g et plus y ont été découvertes récemment, les teneurs moyennes des alluvions dépassent souvent l g d‘or au mètre cube. La rivière l’Oust et ses affluents sont également aurifères dans 1a traversée de ce département.

L’Oust est toujours aurifère en Ille et Vilaine mais dans ce département, la région la plus intéressante est comprise entre Vitré et Fougères, les cours d’eau sont très riches du côté de Landéan, les teneurs dépassent souvent 1 g par mètre cube. Près de Redon, à Ste Perreux, la Vilaine est également aurifère, tout comme le Meu au nord—ouest de Rennes et le Couesnon près de Pontorson.

Dans le département de la Mayenne les ruisseaux des environs de Château-Gontier et de Mayenne peuvent être orpaillés, en Loire Atlantique, l’or a été signalé dans un placer marin dans les sables de la plage de Piriac en association avec la cassitérite, ce gisement a fait l’objet d’une tentative d’exploitation au début du siècle.

La Bretagne est sans doute la région dans laquelle les plus belles découvertes sont possibles mais la prospection n’est pas facile en raison de l’épaisseur importante des couches stériles qui recouvrent le gravier aurifère (entre 0,50 m et 2 mètres).


LE LIMOUSIN


Région aurifère par excellence, elle est moins réputée pour ses placers que pour ses filons. Comme en Bretagne, les cours d’eau sont difficiles à prospecter en raison de l’importance de la couche végétale qui recouvre les zones aurifères. D’autre part, la régularité des ruisseaux et 1a douceur du relief ne favorisent pas le remaniement des matériaux et la formation de placers hors du lit vif.

Le secteur le plus connu pour l’or alluvionnaire est celui des Monts de Blond, dans la région de Cieux, l’or y est associé aux minerais d’étain et de tungstène abondants près de Vaulry.

La rivière l’Aurence fut l’objet d’orpaillage au début du siècle en particulier dans la région de Beaune. Plus au sud, dans la région de St-Yrieix, l’Isle est ses affluents roulent de petits grains d’or accompagnés de grenats et de rutile.

Dans la Creuse, les ruisseaux de la région de Bénévent, La Petite Faye et Beaugiraud sont également aurifères

Aucune légende, aucune histoire locale ne fait mention de découverte extraordinaire dans le Limousin, les paillettes ou les grains d’or découverts dans les sables des ruisseaux sont généralement de petite dimension (inférieurs à 2 mm) mais que cela ne nous enlève pas tout espoir, l’exception est toujours possible.


LES PYRENEES


Dans le département des Pyrénées Orientales, la Têt et le Tech charrient des paillettes qui peuvent parfois atteindre des dimensions supérieures à 5 mm.

L’Ariège est sans doute le département le plus connu pour ses alluvions aurifères qui peuvent être réparties selon trois réseaux hydrographiques principaux où se trouve l’or :

  • Le bassin du Salat, les placers les plus riches se situent entre le village de Caumont et Salies-Du-Salat. Toutefois des zones intéressantes peuvent être prospectées en amont de St-Girons, entre Seix et Soueix et dans les affluents de cette rivière comme le Nert ou la Bouigane ;
  • Le bassin de l’Arize et ses affluents entre le Mas d’Azil et la Bastide de Sérou ;
  • Le bassin de l’Ariège entre Varilhes et Pamiers et tous les affluents qui descendent des montagnes du Plantaurel sont aurifères.

Les poudingues de Palassou qui forment ce massif alimentent en or les ruisseaux de la région.

Dans cette région, les pépites sont assez rares bien que l’histoire locale nous relate la découverte de pépites de 15 grammes dans la région de Pamiers à la fin du siècle dernier. Par contre il n’est pas rare de trouver des paillettes de taille respectable pouvant atteindre 5 à 8 mm de diamètre.

Dans le département de la Haute Garonne, la Garonne est aurifère, elle doit en partie sa richesse à ses affluents, le Salat et la Lèze.

Dans les Hautes Pyrénées, la Neste et l‘Adour charrient quelques paillettes tandis que le Gave de Pau et le Bastan sont également aurifères dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Dans ces rivières, la taille des paillettes excède rarement deux millimètres de diamètre.


LES CEVENNES


Avec l’Ariège, c’est certainement la région dont on parla le plus et dont on parle encore beaucoup pour sa richesse en alluvions aurifères. Plusieurs articles et de nombreuses études furent publiés sur le sujet. L’une d’elle particulièrement célèbre a été menée par l’abbé Gua de Malves et publiée en 1764. Ce travail dresse la liste des sites aurifères des Cévennes en particulier de la région traversée par les rivières de la Cèze et de la Ganière.

L’une des “affaires” les plus célèbres qui mit en émoi toute une région, concerne la découverte d’une pépite de 543 g près du hameau des Avols dans le département de l’Ardèche. Cette pépite aurait été trouvée par un berger, sur le sol à flanc de montagne, elle aurait été vendue par la suite à un joailler de la Ville des Vans qui lui aurait évité la cruelle destinée du four de fusion en la revendant à un particulier. L’itinéraire de cette pépite est assez mystérieux puisqu’elle serait actuellement dans la vitrine d’un musée américain. Pour nous, il ne reste qu‘un dessin qui nous montre une masse légèrement aplatie ressemblant a une pomme de terre. Cette découverte aurait été suivie d’autres de tailles plus modestes.

La dernière découverte qui ait fait parler d’elle est toute récente, il s’agit d’une pépite de 3 g, seulement, qui fut découverte dans le gardon d’Anduze en août 2003 par un chercheur d’or amateur.

Les réseaux hydrographiques de la Cèze, de la Ganière, dans la région de Bessèges ; les Gardons d’Alès et d’Anduze entre Ales et Russan ainsi que le Galeizon sont des secteurs très riches en or. Chaque année, les chercheurs d’or amateurs affluent sur les rives de ces rivières qui continuent de livrer leur métal précieux. Si les placers immenses des gardons sont quasiment inépuisables par les moyens employés par les amateurs, il n’en est pas de même pour ceux de la Ganière, plus réduits et dont les failles des rochers ont été maintes fois curées et relavées et qui donnent aujourd’hui quelques signes d’appauvrissement.

Dans ces régions les petites pépites peuvent être trouvées (entre 0,5 et 2 g) avec de belles paillettes épaisses dont les dimensions dépassent pare fois les 5 millimètres de diamètre.

L’Hérault, dans la région de St-Bauzille- de-Putois est particulièrement intéressant à prospecter, principalement dans les failles des barres rocheuses qui traversent 1e lit de la rivière et qui recèlent parfois d’agréables surprises sous forme de paillettes ou de pépites qui viennent régulièrement entretenir notre rêve de l’Eldorado.

Bien que nous ne soyons plus dans les Cévennes, nous citerons la région sud du Massif Central avec les rivières du Lot, de la Truyère ou du Tarn qui roulent quelques paillettes dans leur traversée des départements du Tarn et de l’Aveyron. La Dordogne est également aurifère dans le département du même nom.


LES ALPES


L’or se rencontre plus particulièrement dans le département de Haute Savoie, dans les alluvions du Chéran, en aval de Bauge, du Fier et de l‘Arve.

L’Isère est également aurifère dans la traversée du département. Citons également le Rhône qui transporte les paillettes d’or que lui apportent les rivières que nous venons de citer ainsi que celles qui descendent de l’autre versant, des Cévennes en particulier. Dans ce cas, ce fleuve joue le rôle d’un collecteur bien que son cours dans sa partie haute traverse quelques terrains où la présence de l’or n’aurait rien de surprenante.


LA FRANCHE COMTE, LES VOSGES ET LE RHIN


La rivière le Doubs fut orpaillée dans la région de Dôle (Jura), la Loue fut également du côté de la ville d’Ornans (Doubs). Les paillettes de ces rivières sont généralement très fines, aucune découverte de pépites n’est à signaler à ce jour dans cette région

Dans les contreforts des Vosges, la région de Giromagny, la rivière la Savoureuse est aurifère mais la encore, les paillettes restent fines et ne permettent pas d’espérer des découvertes spectaculaires à moins que cette affirmation ne soit démentie dans un proche avenir par la perspicacité de quelques orpailleurs régionaux, ce que je souhaite vivement.

Le Rhin : l’or du Rhin immortalisé par Wagner n’est pas seulement un mythe, c’est bien une réalité car cette rivière fut orpaillée sur une grande partie de son cours, entre Bâle et Manheim selon Daubrée, qui mentionne la découverte d’un galet de quartz à or natif dans les sables de l’lll à Strasbourg en 1849. Ce galet est conservé dans la collection minéralogique de l’université de Strasbourg.

Actuellement, l’orpaillage sur les berges du Rhin est très difficile en raison de l’industrialisation et de l’urbanisation de cette région. D‘autre part, les couches stériles sont très épaisses et l’or se trouve sous forme de poussières très fines qui rendent sa récolte très difficile.

Avec le Rhin se termine un tour d’horizon rapide des principales régions métropolitaines où l’orpaillage peut être pratiqué avec plus ou moins de bonheur, mais d’autres ruisseaux, d’autres rivières restent à prospecter et a découvrir et c’est peut-être de l’un d’eux que viendra la prochaine découverte retentissante.

Voici une sélection de livre sur l’orpaillage en France:

Last updated on 22 juillet 2017 21 h 56 min

Et quand est-il dans le reste du monde?: